Guan YIN (Maître Ascensionné KUAN YIN)

Publié le par Astrella

Guan Yin, la déesse protectrice des Chinois


Au panthéon des divinités bouddhiste se trouve Guan Yin. Ce boddhisattva vénéré dans le courant Mahayana a été féminisé par les croyances populaires chinoises, et peut être aujourd'hui considéré comme l'équivalent en Chine de ce que représente la Vierge Marie en Occident.


觀音 Guānyīn ou 觀世音 Guānshìyīn.

Correspond au Bodhisattva indien Avalokitesvara

Chenrezig en Tibétain

Aussi appelée Padmapāņi


A noter :

-la divinité Guan Yin est très populaire en Asie car elle a refusé son droit d'entrée au Nirvana (Paradis) afin de venir en aide aux êtres dans le besoin, et de les guider vers l'Illumination.

-la figure de Guan Yin n'a pas toujours été féminine. Au contraire, le Bodhisattva Avalokitesvara est un personnage masculin. En Chine, Guan Yin a définitivement pris des traits féminins sous la dynastie Song.

-beaucoup d'adeptes bouddhistes choisissent cette divinité comme Yidam, c'est à dire comme objet de méditation.

 

Qui est Guan Yin ?

Forme chinoise de la divinité Avalokitesvara, Guan Yin est l'un boddhisattva les plus populaires de la religion bouddhiste, en particulier dans le courant Mahayana (Grand Véhicule). Figure masculine à l'origine, elle a été définitivement féminisée au Japon et en Chine par les croyances populaires.

Incarnation de la compassion, Guan Yin est la protectrice des humains en danger ou en peine. Son nom signifie «celui ou celle qui considère les sons ou appels» (Guanyin), ou plus précisément «celui ou celle qui considère les sons du monde» (Guanshiyin).

Elle répond à l'appel de son nom et protège ceux qui l'invoquent de la magie noire, des bêtes féroces ou monstres ainsi d'autres dangers. Une femme qui souhaite enfanter peut lui demander son aide afin de tomber enceinte.

 

La légende autour de Guan Yin

Plusieurs biographies «humaines» ont été attribuées à la déesse. L'une des plus célèbres la présente comme la princesse Miàoshàn 妙善, la fille d’un roi de Sumatra. Elle avait choisi de devenir nonne au grand dam de son père, qui chercha à la décourager.

Exaspéré par l'insistance de sa fille, il la fit mettre à mort. Se dirigeant vers le paradis, la princesse perçut la souffrance du monde et décida d'y rester pour aider les mortels, y compris son père. Très souvent, elle est ainsi ainsi présentée comme un Bouddha ayant reporté son entrée au paradis pour pouvoir aider les humains dans le quête de l'Eveil.

Cette divinité est mentionnée pour la première fois dans le Sutra du Lotus, un texte populaire du Bouddhisme Mahayana. Le titre sanscrit est Saddharmapundarīka-sūtram. Il a été traduit en chinois par le nom Miàofǎ Liánhuā Jīng (妙法蓮華經).

Selon les doctrines du Mahayana, Guan Yin aurait refusé son droit d'entrer au Nirvana (Paradis) tant qu'elle n'aurait pas aidé tous les êtres vivants à y accéder. Dans le Bouddhisme Tibétain et le Vajrayana, elle est perçue comme l'incarnation de la compassion ultime : le Bouddha de la compassion, un nom que porte notamment le Dalaï Lama auprès de ses fidèles.

 

La Vierge Marie des croyances populaires chinoises

Si au Tibet, les pratiquants du Vajrayana (Lamaïsme ou Tantrisme) ont assimilé leur leader spirituel, le Dalaï Lama, à l'incarnation sur Terre de Guan Yin (Chenzerig), en Chine comme au Japon, la divinité a été totalement féminisée par les croyances populaires.

De ce fait, l'importance et le rôle de Guan Yin pour les fidèles chinois s'apparentent grandement à la place qu'occupe la Vierge Marie dans la religion chrétienne : la compassion et la miséricorde féminine.

En Chine, la figure de cette divinité a été féminisée de plus en plus fréquemment jusqu'à prendre définitivement cette forme sous les Song (960-1276 après J.C.). Plus qu'une figure bouddhiste, Guan Yin est devenue une divinité du peuple non exclusive à la religion de Bouddha, les Taoïstes la considérant par exemple parmi les Immortels.

Protectrice dans la vie quotidienne, particulièrement en faveur des enfants et des marins, elle assure aussi le bien être spirituel des morts et des âmes égarées. Pǔtuóshān 普陀山 dans le Zhejiang, est l'un des lieux les plus réputés pour son culte.

A Taïwan également, elle est restée très populaire, la Révolution Culturelle n'ayant pas atteint l'archipel et donc perturbé les pratiques religieuses anciennes. Sur l'île, on compte 572 temples, dont la majorité n'est pas exclusivement vouée au Bouddhisme.

D'ailleurs, la représentation de Guan Yin varie : dans une enceinte bouddhiste, sa forme féminine est généralement peu marquée, au contraire de sa représentation par les croyances populaires, qui la décrivent comme une femme avec des traits proches des humains.


Le mantra de Guan Yin

« Om mani padme hum »

(Guānyīn púsà línggǎn zhēnyán 觀音菩薩靈感真言)


Om maņi padme hum.

Mahājñāna cittotpāda,

cittasya na-vitarka,

sarvārtha bhūri siddhaka,

na-purāņa na-pratyutpanna.

Namo Lokeśvarāya svāhā.



source: http://www.icilachine.com/

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